Les clés de l’affaire Skripal (Episode 7)

Talks with a Spy revient sur cette affaire qui a occupé le devant de la scène de l’actualité internationale pendant plusieurs semaines. Beryl 614 explique pourquoi, à son sens, il voit effectivement la main de la Russie et de ses services derrière la tentative d’assassinat de l’ancien agent double.

 

Commentaire personnel :

 

Cette vidéo a été, de loin, la plus critiquée jusqu’à présent sur la chaîne. Si certaines critiques reprenaient l’argumentaire calibré qui a été servi par la Russie officielle et ses agents d’influence, d’autres abonnés ont fait part d’une déception et d’une réserve toute légitime. Pour eux, les arguments que j’ai choisis de mettre en avant étaient insuffisamment convaincants et pourtant, dans la vidéo, je faisais état d’une solide conviction, sans aucune prise de distance.

 

Il est clair que le Royaume-Uni a choisi de ne pas publier ses preuves (si tant est que Londres détienne des preuves véritablement irréfutables) et que l’affaire, pour le commun des mortels (dont je fais désormais partie), demeure entachée de quelques incohérences. A l’évidence, de nombreuses questions demeurent en suspens. Il aurait été sans doute préférable que je me montre un peu plus prudent et moins affirmatif. Si je fais le choix de traiter à nouveau d’un sujet lié à l’actualité, à l’avenir, j’adopterai une position sans doute plus mesurée.

Ceci étant dit, ma démonstration et mes propres convictions s’appuient sur mon expérience passée de coopération avec les services britanniques et américains notamment. Parfois, les renseignements fournis par les services de renseignement à leurs autorités débouchent sur des prises de positions officielles qui impactent sérieusement sur le cours des relations internationales. Dans ces cas-là, de ce que j’ai pu personnellement observer, les Etats font preuve de fermeté justement parce que les preuves qui leur sont présentées sont solides et irréfutables. Je pense en particulier au dossier iranien, où la DGSE avait produit en direction de ses alliés des renseignements solides sur lesquels les présidents américain et français, ainsi que le premier ministre britannique, s’étaient appuyés pour définir une position commune.

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